Depuis le début de l'année, l'environnement était devenu une véritable préoccupation politique. Nicolas Hulot, le premier de nos globe trotters tout d'abord, puis Alain Jupé le ténor de la politique converti en défenseur du développement durable, nous avaient presque convaincus que la France retrouverait dans le combat pour la planète, la place qu'elle occupait dans celui pour les droits de l'homme.
Mais les habitudes ont la vie dure. Pas facile dimposer la défense de la planète face au combat politique. Le premier longtemps hésitant a finalement jeté l'éponge face au tollé politique provoqué par une éphémère candidature à la présidentielle, le second a succombé a un combat bien moins glorieux que celui qu'il avait entamé autour du Grenelle de l'environnement. Pensez vous, une simple élection légslative.
Tout cela pourrait prêter à sourire s'il ne s'agissait que d'une histoire d'hommes. Pourtant les conséquences sont sans appel: nous ne pouvons pas continuer éternellement à mélanger les genres et à croire impunément que les défis mondiaux qui nous attendent pourront être réglés à coup de déclarations médiatiques.
Et si finalement l'environnement était une chose bien trop importante pour qu'on le laisse entre les mains des politiques...