Quelle révolution ! Les Verts eux-même en perdent leur latin et ne savent plus à quel saint se vouer. Force de contestation écologique hier, les voilà aujourd'hui contraints et forcés de se rabattre sur le terrain de l'exclusion et de la pauvreté.
L'écologie ou plutôt devrait-on dire l'environnement n'est plus l'apannage d'une communauté de marginaux post soixante huitards. C'est devenu la préoccupation de tout un chacun. N'allez pas croire pour autant que la planète est sauvée.
Maintenant bien sûr, tout le monde en parle. Mais cela ne veut pas dire que tout le monde va agir. Bien sûr les politiques vont créer de nouvelles normes, renforcées des lois, modifier leurs discours. Les capitaines d'industrie vont faire des promesses, créer des fondations, assister à des sommets. Que de poudre de perlin pinpin pour endormir les électeurs que nous sommes !!!
Et nous finalement, qu'allons nous faire ?
A force de croire que le monde est divisé entre ceux qui peuvent et ceux qui subissent, nous avons fini par nous complaire dans cette douce inaction si agréable une fois les élections terminées. Pourtant ce ne sont pas les pétroliers qui souillent nos plages de détritus divers. Ce ne sont pas les industriels qui souillent nos forêts et nos montagnes de résidus d'emballages. Ce ne sont pas nos politiques qui rejettent dans l'atmosphère nos gaz d'échappement...
C'est vouloir oublier un peu vite que nous sommes tous acteurs. C'est refuser l'évidence et la force de l'action individuelle. Bien sûr vouloir réconcilier écologie, économie et politique est une noble tâche mais c'est allez un peu vite en besogne que de croire que cela suffira si l'on n'y ajoute pas une bonne dose de citoyenneté individuelle...